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COVID 19 : DIX GESTES-PONTS POUR PASSER A AUTRE CHOSE.

La crise sanitaire a bon dos quand on en fait la cause de tous les dérèglements qui affectent aujourd’hui la vie économique et sociale. Elle nourrit l’instauration accélérée de nouvelles méthodes de travail dans l’entreprise, mais révèle aussi crûment les multiples travers de ses pratiques de fonctionnement. L’heure est donc propice pour substituer aux barrières mentales du conformisme, de la peur et de l’habitude les ponts que peuvent jeter sur un présent recomposé le bon sens, l’audace et la volonté.

 

  1. Prenez le temps et occupez l’espace avant qu’un système ne vous contraigne.

La pandémie actuelle impacte directement la qualité du travail collectif qui est pourtant le cœur de tout modèle d’entreprise. Plus que jamais l’outil et la technologie modèlent les processus de collaboration et de réflexion. S’ils se prêtent commodément à une communication descendante ou au reporting remontant, ils peinent à favoriser la féconde effervescence du débat ou de la réflexion créative. L’ergonomie de l’application, la qualité du débit internet et l’aisance technologique de l’utilisateur impactent l’efficacité des échanges. Ainsi, il n’est pas rare de consacrer 10 à 15 minutes de calage technique mutuel avant d’en venir au véritable objet de la réunion. L’absence d’unité de lieu, la multiplicité et la versatilité des écrans connectés ne favorisent ni l’écoute, ni la concentration. Or, les dirigeants ont la responsabilité du temps long, de la prise de distance et de la hauteur de vue. Il est donc essentiel qu’ils préservent des modalités de travail collectif à l’image et à la dimension de cette mission en s’autorisant de vraies plages de réflexion dans leurs agendas et en repensant la localisation ou la configuration de leurs lieux de réunion.

 

  1. Puisez dans vos ressources avant qu’on ne vous les pique.

Une entreprise, c’est d’abord une équipe de personnalités et de talents uniques. A priori, cette équipe ne travaille pas ailleurs ou pour d’autres acteurs économiques. Elle créée normalement une valeur ajoutée supérieure à la somme des ses apports. Elle est donc porteuse de ressources exclusives et d’un potentiel commun qu’on s’étonne encore de voir trop peu mobilisés. Ce qui est connu, mesuré, rémunéré ; mais aussi ce qui est encore caché, mal utilisé, voire donné. Beaucoup de bonnes idées et d’initiatives émergent hors des services qui sont censés les faire émerger et les déployer. Mais pour cela, il faut quitter les systèmes pour rencontrer les personnes. Distiller et préserver l’essence première constitutive de l’entreprise au sein de sa communauté est un atout inaliénable. Les pauses contraintes sont souvent de très fructueux moments de relecture.

 

  1. Descendez jusqu’à la racine avant de regarder l’étoile.

La dilapidation des leçons du passé et du capital exclusif de connaissances accumulées est une pratique très répandue dans le référentiel actuel de fonctionnement des entreprises. Les générations passent sans réussir à valoriser, voire préserver leurs apports. La transmission est méprisée au profit de la seule référence de l’avis des pairs ou la collecte de faits et données sur l’internet. Seul l’instant semble avoir de la valeur. Le basculement techno-méthodologique actuel le conforte et la logique adaptative de l’activité se déploie hors-sol dans un fatras d’outils, de processus et de négociations permanentes qui fait que personne ne sait plus vraiment d’où l’entreprise vient et où elle va. Or, peu d’organismes vivants croissent sans puiser leurs ressources dans un biotope favorable. Explorer, sans honte ni mépris, ses racines et celles de son marché donne un solide point de départ à la trajectoire à venir.

 

  1. Ouvrez bien les yeux avant d’avoir besoin de correction.

Nous ne savons plus bien regarder et cela plombe une grande partie de notre capacité à choisir, à décider, à créer ou être simplement heureux, joyeux et paisible. Nous ne savons plus très bien regarder parce que nos yeux sont distraits de l’essentiel ; parce que notre regard est aveuglé par les bonnes et mauvaises expositions de nos parcours personnels ; parce que nous ne voulons pas voir la réalité des choses ; parce que à l’image des hordes de touristes qui se pressaient dans les rues de Paris, nous préférons mettre l’image dans l’appareil que de recevoir le sujet tel qu’il est ; parce que certains (chaines info, plates-formes de VSOD, réseaux sociaux compris) s’évertuent aussi à nous conserver dans l’illusion avec notre consentement plus ou moins conscient. Repréciser la vision que nous avons de notre entreprise, nos responsabilités, nos rapports aux autres et au monde est une étape fondatrice pour ne pas être rattrapés par la réalité ou la tyrannie de ceux qui vous imposent plus ou moins subtilement la leur.

 

  1. Respectez le sens des mots avant qu’ils n’engendrent d’autres maux.

Les mots servent à nommer et donc identifier, à décrire et donc partager, à distinguer et donc valoriser. A force de réduire les échanges intra-entreprises à des Slack, des SMS, des mails, des écrans style PowerPoint et des tableaux genre eXcel, on a accentué le déficit patent de vocabulaire, de syntaxe et de claire compréhension mutuelle des managers et de leurs équipes. L’intention est là, mais le message tronqué perd en impact, mémorisation et pouvoir d’adhésion. L’algorithme ou la formule (fût-elle publicitaire …) ne peut pas tout. Méprise, incompréhension et désengagement sont des maux régulièrement engendrés par la vacuité ou l’appauvrissement du vocabulaire et de la syntaxe utilisés dans les échanges interpersonnels. Préserver le sens singulier des mots pour donner visage à une vision, une raison d’être, une mission, des valeurs ou des objectifs est une discipline essentielle au cœur de l’entreprise et son écosystème.

 

  1. Veillez à la cohérence au risque de tomber dans la ‘co-errance’.

La cohérence n’est pas relative; elle oblige. Les stratégies qui marchent sont moins géniales que cohérentes de bout en bout. Et cette cohérence suppose de reposer sur une base connue et solide. Elle ne flotte pas dans l’air. Archimède a dit : « Donne-moi où je puisse me tenir et j’ébranlerai la Terre ». Dans son grec de l’époque, il n’utilise pas les mots ‘levier’ ou ‘lever/soulever’ (si fréquents dans la bouche des financiers et startupers d’aujourd’hui …) qu’on lui attribue par mésinterprétation. Il réclame de la stabilité et de la robustesse pour agir, une exigence de socle à partir duquel s’enclenche la mise en mouvement. Comme dans la grande majorité des phénomènes influents, c’est l’enchainement en exigeante syntonie de multiples éléments et facteurs qui donne naissance au résultat escompté ou constaté. Procéder à de rigoureuses revues de cohérence stratégique dans tous les compartiments de la vie d’une entreprise est l’un des premiers moyens de restauration de sa compétitivité.

 

  1. Soyez prêts à renoncer avant de voir s’accomplir vos désirs.

Les personnes – comme les entreprises – trop pleines d’elles-mêmes, de leurs intérêts, de leurs certitudes ou de leurs propres référentiels ne peuvent plus accueillir les surprises, bonnes ou mauvaises, que la vie ne manquera pas de leur réserver. Le ‘burn out’ ou le ‘bore out’ fauche d’abord ceux qui ont du mal à lâcher-prise, à admettre leurs limites, leurs fragilités. Il faut donc se vider pour mieux se remplir. Choisir, distinguer l’urgent de l’essentiel, l’important du non-important, convoquent chez quiconque une liberté de renoncer. Dans une ergonomie de vie de plus en plus façonnée par la conception de nos smartphones, certains pensent encore qu’ils peuvent obtenir – au doigt et à l’œil – ‘le beurre, l’argent du beurre et la crémière’.  Funeste illusion qui engendre bien vite la frustration.  Oublier ‘ce qui vous a fait roi’ est un réflexe salutaire pour bien écouter le monde qui nous entoure et nous permettre de saisir les opportunités.

 

  1. N’ayez pas peur de prendre des risques avant qu’il ne soit trop tard.

La vie est un risque permanent dont l’homme s’évertue en vain de réduire l’occurrence et la portée. Le 11 septembre 2001, Fukushima, la crise des ‘subprimes’ et le dernier nano-virus en date nous le rappellent furieusement. Trop d’énergie, de temps, de ressources, de connaissances et de procédures sont consacrés à cet objectif incantatoire et faiblement contributif à notre taux de bien-être. Les diligences sont dues, mais comme d’habitude, elles se font constamment attaquer. La compliance devient obèse et plie sous le poids d’un juridisme bureaucratique destructeur. Les sondages, les tests, les statistiques, les réglementations explosent mais ne garantissent plus le résultat visé. L’équation se perd dans l’inconnu, le chiffre s’incline devant les fées et la raison devant l’émotion. La justesse d’une stratégie n’est donc pas d’être conforme mais, en prenant son risque, de rencontrer la tête, le cœur et le corps de ceux et celles qu’elle vise. Dans le contexte actuel, jamais l’ouverture d’une réflexion sur les risques que nous sommes prêts à prendre n’aura autant été d’actualité…

 

  1. Libérez l’humain avant que la machine ne l’enchaîne.

L’économie est affaire d’êtres d’humains. La Terre, sans eux, sans elles, sans vous, sans moi, n’a pas de raison d’être, ni même grand intérêt. La 6G, les objets connectés, l’intelligence artificielle, l’internet quantique ou l’industrie 4.0 n’y pourront rien; l’être humain conservera toujours une part de mystère non soluble dans la soumission et la maîtrise quasi-absolue de toutes les données le constituant. C’est déjà le cas aujourd’hui quand vous regardez les comportements de vos clients, les réactions de vos collaborateurs, le fonctionnement de votre CODIR ou les attentes de l’homme ou de la femme de votre vie. Tant mieux, car c’est bien là que se passe l’essentiel. C’est bien là qu’il faut porter son attention parce qu’à un moment, c’est un ‘oui’ ou un ‘non’ bien humain qui fait que le choses se font ou pas. Prioriser la dimension humaine dans sa prise de décision est plus qu’une option morale ou éthique, c’est la condition sine qua non pour qu’advienne ce qui doit être.

 

  1. Embarquez tout l’équipage avant que certains ne soient finalement obligés de rester à terre.

Quels liens unissent encore une entreprise à ses collaborateurs, ses clients, ses partenaires quand le télétravail devient norme ou réalité ? Que proposer comme substitut efficace aux vecteurs d’attachement et d’engagement que constituent la qualité de la relation avec son N+1, le plaisir d’une bonne intégration dans une équipe, le partage régulier d’un repas, d’un espace ou d’un temps, la communion du combat, l’enrichissement des rencontres et de la diversité, la célébration festive des victoires ? Aucun Teams, Zoom ou Skype, aucune réunion holographique ne saurait le garantir. Quand le corps est atrophié, c’est par le cœur et l’esprit que la relation se construit, que l’idée peut prendre chair. Elles doivent être plus que jamais perçues comme vraies, palpables, durables, ajustées et partagées. Manager un collectif dans une époque qui pixellise, segmente, divise, relativise, externalise et pulvérise à l’envi n’est pas chose aisée. C’est pourtant le grand enjeu sur lequel tous les managers et responsables de clientèle sont attendus ; et cette exigence dépasse de beaucoup les challenges technologiques et sécuritaires qui ont déjà été relevés dans la crise que nous traversons.
En conclusion, c’est quoi la vision inspirée et inspirante qui continue de mobiliser les parties prenantes autour de votre entreprise alors que tant de contraintes pasteurisées et masquées font de plus en plus écran ?

Arrêtons de jouer la comédie !

Un peu partout, les masques tombent. Belle opportunité pour envisager l’avenir autrement !

Dans leur essai : La Comédie (in)humaine (Editions de l’Observatoire / sept. 2018), Nicolas Bouzou et Julia de Funès dénoncent les travers de pratiques managériales en vogue dans de nombreuses entreprises : excès de contrôles, réunions inutiles, excès de processus, séminaires absurdes, tyrannie de la transparence, mensonge du jeu collectif, égalitarisme et ‘bonheurisme’ incantatoires …. Pour l’avoir inventorié moi-même par petites touches depuis tant d’années, je ne peux que me réjouir que le constat soit partagé avec talent et écho médiatique. Mais alors que faire si des pans entiers de la vie des entreprises se révèlent si fragiles et sans objet ?

Respecter l’essence plus que le sens .

Avec Bouzou et Funès, je constate que beaucoup d’entreprises manquent de vraie vision stratégique. L’empilement d’objectifs, de modèles d’affaire et d’ambitions affichées ne peut en tenir lieu. Toutes les parties prenantes – des équipes de fabrication à l’utilisateur final – veulent de plus en plus comprendre le fondement, l’impact et la finalité de l’action qui est attendue d’eux. La quête de sens est aujourd’hui une solide réalité. Or jamais, la vie économique n’a autant semblé se résumer en un immense ‘jeu de société’ (une ‘ comédie inhumaine’ ?) dont les seuls acteurs gagnants sont ceux qui en maîtrisent – pour ne pas dire ‘imposent’ ou ‘confisquent’ … – les règles. Leur nombre se raréfie d’ailleurs, laissant sur le bas-côté de la route des consommateurs, des collaborateurs, des citoyens qui décrochent, feignent, s’ennuient, démissionnent ou explosent en vol. La surenchère d’images, de distractions, de contrôles, d’emprises mentales ou technologiques, d’offres addictives ou d’incentives ne suffit plus à raviver la flamme.

L’impératif de sens s’accroît au sein des jeunes générations (parmi les ‘meilleurs’ comme parmi les autres) et elles ont raison de poser la question. Mais « donner du sens » n’est pas la meilleure réponse, car cela reste un processus artificiel où la manipulation est tentante et l’erreur possible. La réussite d’une entreprise, d’un projet ou d’une offre est en fait inscrite dans la manière singulière qu’elle a d’incarner et de distiller son « essence » : ce qui est, doit être, sera ; ce qui fait qu’elle manquerait au monde si elle venait à disparaître. C’est un point d’appui exigeant – mais à bénéfice universel – qui coûte beaucoup moins cher à utiliser et qui est plus durable que tout autre logique de levier installée par force, séduction ou intrigue. L’explosion des dépenses annexes (communication, conformité, sécurité, contrôle de gestion, propriété intellectuelle, reporting, …) comparée à la croissance plus modérée des investissements propres à l’activité (recherche et développement, outil de production,…) en apporte une preuve éclatante. Il appartient donc aux responsables politiques comme économiques de discerner l’essence de leurs entreprises ou projets et de la faire comprendre à chacun. Mission plus humble, inconfortable et exigeante que les ordinaires fixation et contrôle des objectifs, mais, c’est là, l’apanage des visionnaires.

Donner du temps au temps.

Les auteurs de ‘La Comédie (In)humaine’ dénoncent les méthodes et artefacts managériaux utilisés pour conserver l’adhésion et l’engagement des équipes en entreprise. L’inventivité des consultants et coaches en accompagnement de la transformation est en effet sans limite. Chacun revendique la paternité de méthodes ludiques, créatives, désinhibantes, toujours renouvelées. La distraction de la réalité en est le fil rouge ; ‘l’agilité’ et ‘l’immédiateté’ de leur mise en œuvre des conditions sine qua non. Or est essentiel que les leaders en entreprise sachent s’accorder du temps, non pour se réparer, se reconstruire ou se reprogrammer, mais pour réfléchir aux fondamentaux de leur projet commun. Du vrai temps volontairement libéré dans des agendas dont la gestion est trop souvent déléguée aujourd’hui à Doodle, à un Outlook partagé ou à leur assistante. Réfléchir n’est pas une activité sans effort et à résultat instantané. Il faut laisser à la réflexion le temps de se déployer alors que tant de responsables gaspillent le plus souvent leur précieuse disponibilité en tâches stériles, vaines figurations et inutiles justifications. Il est essentiel de retrouver le vrai rythme du discernement et de la sagesse. D’expérience, je sais qu’un séminaire de direction de trois jours minimum dans un lieu coupé du monde est plus productif qu’un workshop express bricolé avec les techniques à la mode pour tenir dans les rares plages disponibles d’agendas ouverts aux quatre vents. Je sais qu’une marche en duo dans une forêt ou sur une vaste grève marine reconnecte les cerveaux avec le bon rythme de l’échange et de la réflexion croisée. Pour quiconque, il faut du temps et de l’espace pour décompresser, contempler, écouter, méditer, se nourrir du monde et de la mémoire collective, imaginer, échanger, challenger et surtout formuler avec des mots justes. Pas pour faire du saut à l’élastique ou s’éparpiller dans des jeux de rôle.

Soigner son intelligence du réel.

Bouzou et Funès donnent un grand coup de pied dans la fourmilière en osant s’attaquer à la doxa en vogue chez les doctrinaires de la gestion des ressources humaines. Les incessantes professions de foi et manifestations médiatiques autour des thèmes de l’égalité, de la transparence, du jeu collectif ou du bonheur au travail n’abusent plus grand monde à part leurs auteurs. Les entreprises ne peuvent échapper au climat de doute et de désenchantement général qui s’est installé subrepticement.

La vie rêvée du salarié n’est pas celle des lobbyistes, des idéologues, des baromètres sociaux, des grands prix annuels et des reportages de magazines. C’est dans l’épaisseur de nos existences – et non dans leur représentation ou leur interprétation – que se lit la pertinence ou non de telle ou telle entreprise. Cultiver, construire, alimenter, transporter, informer, financer, assurer, distraire, conseiller, … sont de vrais métiers et de belles activités profondément humaines; mais quand je parcours certains documents d’analyse stratégique (qui servent trop souvent de bien commode bouclier à leurs commanditaires), je doute que leurs auteurs en aient même simplement conscience. Or, on ne peut viser juste en se contentant d’ânonner les refrains à la mode (‘lean management’, ‘transformation digitale’, ‘augmentation de l’ARPU’, ‘consumer centric’, ‘entreprise libérée’…), ou de bidouiller le réel à coup de modèles, de pixels et de tableaux eXcel. Quand tous les écrans de nos ordinateurs et de nos smartphones s’éteindront, il ne restera que des yeux hagards, des esprits perdus et des mains désœuvrées ! Nous en sommes tous conscients, mais nous pensons et agissons comme si notre humanité n’existait pas ou qu’elle était reprogrammable à l’infini comme les machines et systèmes auxquels nous abandonnons paresseusement nos libertés, nos réflexions et nos décisions. Pour bâtir une stratégie gagnante, il est essentiel d’apprendre à regarder et aimer la vie, le monde et notre humanité avec ses bons comme ses mauvais côtés, ses potentiels comme ses limites. Et d’oser engager son existence, ses talents et sa responsabilité. Pas de réelle humanité, pas de réelle pérennité.

La petite révolution managériale à laquelle la lecture d’ouvrages comme celui de Bouzou et Funès nous invite est à notre portée. Aurons-nous simplement le courage d’arrêter de jouer la comédie qui nous déshumanise tous de plus en plus rapidement et qui risque de s’avérer pour chacun une pernicieuse tragédie ?